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UN REFERENDUM, C'EST LE MINIMUM Version imprimable
14-01-2008

Appel des parlementaires communistes et républicains des Hauts-de-Seine

Le 13 décembre dernier, Nicolas Sarkozy a signé au nom de la France le Traité modificatif ou Traité de Lisbonne.

Le 4 février prochain, les parlementaires réunis en Congrès à Versailles devront s’exprimer sur une modification constitutionnelle permettant la ratification de ce traité par voie parlementaire, c'est-à-dire permettant d’esquiver la consultation des français par un referendum, selon le souhait du Président de la République. Pour cela, il faudrait qu’une majorité de 3/5 des voies exprimées au Congrès soutiennent ce projet. Les députés et les sénateurs auront le pouvoir d’imposer un referendum.

Nous, parlementaires communistes et républicains des Hauts-de-Seine, nous engageons à voter contre cette révision constitutionnelle.

Le nouveau texte a trop en commun avec celui rejeté par le referendum de 2005 pour que nous puissions accepter qu’il soit imposé sans une nouvelle consultation populaire.

Considérant qu’un nouveau referendum constitue le minimum démocratique quand il s’agit de fixer à notre pays des règles et des institutions qui auront une telle influence sur la vie des citoyens et l’avenir de la France et de l’Europe, nous, députés et sénateurs communistes et républicains des Hauts-de-Seine, nous joignons à l’appel du Comité National pour un Referendum et appelons les alto-séquanais à faire de même.

Marie-Hélène Amiable - députée; Jacqueline Fraysse - députée; Brigitte Gonthier-Maurin - Sénatrice; Roland Muzeau - Député

Exigeons un Référendum Version imprimable
22-11-2007
Pour signer l'appel du Comité National pour un Référendum Cliquez ici

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Mandat Version imprimable
13-12-2007

Mandat de l’assemblée générale extraordinaire

La riposte au capitalisme, à la politique de Nicolas Sarkozy et la construction d’un rassemblement qui ouvre au plus vite une alternative de changement ont été au coeur des débats de l’Assemblée nationale extraordinaire du PCF. Les premiers mouvements sociaux engagés contre cette politique, comme l’état de la gauche, ont souligné l’urgence de la reprise d’initiative politique des communistes pour amplifier les résistances qui se manifestent déjà,
et ouvrir de nouvelles perspectives.

Le débat est ouvert. L’assemblée des 8 et 9 décembre est une première étape dans un processus extraordinaire de préparation de notre congrès de fin 2008. Ce processus, qui aura donc duré plus d’un an, permettra ainsi de produire tous ensemble l’immense effort d’élaboration et de création théorique, politique et organisationnelle indispensable pour redonner un véritable élan à notre combat pour l’émancipation humaine. Les communistes sont conscients de l’importance historique de l’enjeu. Mondialisé, financiarisé, militarisé et productiviste, le capitalisme creuse au sein de chaque peuple, et
entre eux, des fractures très dangereuses. Il met en péril l’équilibre écologique global. En quelques décennies, il a profondément transformé le monde, nos modes de vie, de communication et nos cultures, aggravé les inégalités sociales, attisé toutes les concurrences et les tensions. Nicolas Sarkozy veut insérer à marche forcée notre pays dans le dispositif de
combat de ces forces capitalistes mondialisées.
Résister à ses projets, battre sa politique, dépasser ce système est plus nécessaire que jamais. Il s’agit pour nous de hisser notre combat révolutionnaire à la hauteur de cette situation inédite pour notre peuple comme pour l’ensemble des forces de la transformation sociale ! C’est un véritable défi politique, qui nécessite que nous tirions toutes les leçons des échecs, que nous transformions en profondeur nos conceptions, notre organisation et nos pratiques pour les porter au niveau de ces nouveaux enjeux. Nous voulons en finir avec les injustices, les violences, l’exploitation et les dominations ; redonner un espoir à nos concitoyen-ne-s.

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Communiqué de presse - Université Paris X Version imprimable
21-11-2007

Depuis quelques semaines, un mouvement se construit au sein des universités françaises pour contester la loi Pécresse, relative aux libertés et responsabilité des universités (loi LRU).

Je considère que les inquiétudes manifestées par les étudiants sont plus que légitimes. Cette loi est en effet très dangereuse et lourde de conséquences pour l’avenir de la jeunesse et de notre pays. Elle remet en cause l’unité du service public, les missions de l’université et des personnels. Cette loi qui concerne la production de la connaissance et des savoirs organise leur privatisation et leur marchandisation pour offrir davantage d’employabilité au patronat. Elle s’inscrit dans un ensemble de lois, proposées par le Gouvernement et Nicolas Sarkozy, qui vont profondément réorienter notre société vers toujours plus de libéralisme.

Alors que l’on veut nous faire croire que ce mouvement est le fait d’une minorité d’étudiants d’extrême-gauche énervés, les Assemblées Générales se massifient dans les facs, et des syndicats d’enseignants-chercheurs et de personnels non-enseignants s’associent au revendications.

Ainsi, hier, à l’Université Paris X – Nanterre, une AG rassemblant plus de 2000 étudiants a décidé, à l’issu d’un vote, de reconduire le blocage des bâtiments de Sciences humaines.

Ce matin, les CRS sont intervenus de manière totalement disproportionnée sur le site de Paris X pour faire lever le blocage.

Je condamne fermement cette intervention. Le gouvernement fait le choix de l’affrontement brutal et de la répression, au mépris même de la sécurité des étudiants et des usagers de l’université, plutôt que celui de la concertation. En effet l’adoption précipitée cet été n’a pas permis d’instaurer le dialogue et la tenue d’une véritable concertation.

La mise en œuvre de la loi LRU doit être immédiatement suspendue, et les négociations reprises avec l’ensemble des acteurs de l’université et  notamment avec les étudiants.

Brigitte Gonthier-Maurin - Senatrice des Hauts-de-Seine

Paris, le 13 novembre 2007

Pouvoir d’achat de la posture à l’imposture Version imprimable
23-10-2007

Vie chère . Du SMIC à l’allocation de rentrée scolaire, le chef de l’État avait promis de répondre aux attentes des Français. Seules les grandes fortunes ont été servies.

« Expliquer qu’il n’y a pas de problème de pouvoir d’achat en France, c’est se moquer du monde », s’exclamait avec cet accent de vertu blessée dont il est coutumier, le chef de l’État devant l’université d’été du MEDEF. Le lendemain, histoire de se montrer bien « à l’écoute » de ses concitoyens en butte à la hausse des prix, il visitait un centre commercial de la région parisienne. Comme il l’avait fait, avec un succès certain auprès des électeurs, pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy brandit à nouveau le drapeau de la lutte contre la vie chère. Il sait la question ultra-sensible. Voilà plus de cent jours qu’il tient les commandes de l’État et - répète sur tous les tons sa - détermination à « tout changer ». Or, le hiatus entre paroles et décisions devient de plus en plus difficile à camoufler. Ces six mois d’hyper-présidence se caractérisent en effet, s’agissant du pouvoir d’achat, par une série d’occasions délibérément manquées.

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