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Une Europe sociale, écologique, solidaire, de paix dans la mondialisation: un défi; quel combat ?
Le texte initial a semblé à la grande majorité des intervenants non pas un texte à amender mais plutôt une base utile pour lancer la discussion. La totalité des idées que j'évoquerai ici le sont parce qu'elles ont été butinées puis retravaillées au sein de la quasi totalité des ruches. Je passerai sous silence par manque de temps les autres; que leurs auteurs ne nous en veuillent pas. Première idée: Europe, il y a urgence. - L'Europe est en crise profonde, l'échec des politiques libérales rejetées par un nombre croissant de peuples et de citoyens est la cause de cette crise. Les institutions européennes sont vécues comme détruisant des acquis sociaux et nationaux. Des replis nationalistes dangereux s'opèrent. L'intégration dans de très mauvaises conditions pour leurs peuples des pays de l'Est est source de nombreuses tensions. Le contenu à donner à la construction européenne doit devenir un des axes structurant l'activité du PCF. Le PCF doit agir avec le même niveau d'engagement que le MEDEF, la droite ou la social démocratie européenne. - Urgence car il est devenu indispensable de démontrer concrètement que la mondialisation capitaliste peut être contrée et que l'Europe peut être un levier dans ce sens. - L'urgence tient aussi à la future présidence française en janvier 2008. Sarkozy va chercher à profiter de cette situation pour imposer les mesures les plus régressives et aussi imposer son traité simplifié. Une course contre la montre est engagée pour gagner une consultation populaire en France mais ausis dans les autres pays. Comment redonner confiance à l'Europe si les peuples ont le sentiment qu'ils ne sont pas entendus? Les camarades ont fait état d'un bon accueil de la pétition exigeant un référendum. Il faut associer à la bataille pour ce référendum tous les démocrates, quels qu'aient été leur vote en 2005 et quel que serait leur futur vote. Sensibilisons la population pour qu'elle interpelle ses élus, députés ou sénateurs. La bataille sera difficile mais elle est gagnable. La commission propose que l'Assemblée extraordinaire de ce 9 décembre lance un appel public à tous les citoyens pour qu'ils participent de la bataille d'exigence d'un référendum.
Deuxième idée: trop souvent encore, le PCF est considéré comme anti-européen. Nos résistances justifiées à l'Acte unique ou au traité de Maastricht ont conduit à cette perception. Il nous faut à tout prix affirmer et affiner nos propositions alternatives. Nous voulons une harmonisation sociale, fiscale et écologique vers le haut de l'ensemble des Etats de l'UE. Nous n'avons pas besoin de moins d'Europe mais de plus d'Europe. Nous avons besoin d'une Europe de la coopération qui permette de relever les défis sociaux, énergétiques, écologiques, démographiques de demain. Nous ne voulons pas d'une Europe de la mise en concurrence des peuples. Il faut construire une Europe de la paix, une Europe de la défense fondée sur la dissolution de l'OTAN et l'indépendance vis-à-vis des USA et basée sur une sécurité collective. Le statut et les missions de la Banque centrale européenne doivent être entièrement changés pour être démocratisés et totalement recentrés sur l'emploi et le développement durable.
Troisième idée: savoir mener des luttes concrètes non pas à la place d'un projet global mais comme un élément de ce projet. Populariser les victoires, par exemple celle qui a permis de bloquer la directive ports et docks grâce à une mobilisation à l'échelle européenne des travailleurs concernés et à l'action efficace du groupe GUE.
Quatrième idée: le PGE. Il faut l'élargir, le rendre plus visible. L'élargissement du PGE aux formations communistes ou plus généralement engagées dans la lutte contre le capitalisme, qui n'en font pas encore partie, est un premier objectif à atteindre. Travailler à la cohérence du contenu de son projet politique, développer les initiatives d'action et de mobilisation, en faire un outil plus proche, plus représentatif et plus accessible aux citoyens européens favorisera une réorientation de la politique européenne. Ces idées sont bien développées dans le cinquième point du mandat donné à la direction du PCF.
Voici donc, chers camarades, les conclusions du travail de la Commission. Du pain sur la planche, il y en a pour le PCF. Que notre parti soit à la hauteur des possibilités par son action indépendante et son travail en commun avec d'autres.
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