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Projet de loi sur la "liberté" des universités Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
13-07-2007

 

Le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi concernant la « liberté » des universités. Le groupe Communiste Républicain et Citoyen au Sénat s’est prononcé contre.
Celui-ci est en effet très dangereux et lourd de conséquences pour l’avenir de la jeunesse et de notre pays. Il remet en cause l’unité du service public, les missions de l’université et des personnels. Ce texte qui concerne la production de la connaissance et des savoirs organise leur marchandisation pour offrir davantage d’employabilité au patronat. Il s’inscrit dans un ensemble de lois, proposées par le Gouvernement et Nicolas Sarkozy, qui vont profondément réorienter notre société vers toujours plus de libéralisme.

Une motion d’irrecevabilité du texte a été déposée par le groupe CRC au motif très grave que le texte organise une autonomie, sans prévoir, ni un cadre national de l’enseignement supérieur rénové, ni les moyens humains et financiers nécessaires. Aucun collectif budgétaire n’est en effet prévu.

De par les modifications introduites concernant, notamment :
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   La réduction, la composition, le rôle du Conseil d’Administration de l’université,
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L’élection et la place nouvelles qui seraient accordées au Président de celui-ci qui peut exercer un droit de veto, notamment sur le recrutement des enseignants chercheurs,
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La non représentation de tous les grands secteurs de l’université,
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La possibilité de recrutement de personnels contractuels qui pourrait concerner les emplois techniques et administratifs, dans un contexte de non remplacement des fonctionnaires. Le recrutement d’enseignants chercheurs par des comités de sélection créés autour du Conseil d’Administration.

-   L’introduction de primes au mérite,
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L’introduction de fonds privés via des fondations,

 Ce texte doit être rejeté.

Le débat va se poursuivre à l’Assemblée Nationale puis à nouveau au Sénat.

J’appelle les hommes et les femmes de progrès à se saisir de cette question, à se mobiliser pour s’opposer à l’application de ces dispositions et à élaborer ensemble un véritable projet de loi organisant un service public rénové et démocratisé; ce qui suppose collégialité et moyens ambitieux.

 Paris, le 13 juillet 2007

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