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23-05-2006

COLLECTIF VOTATION CITOYENNE
COMMUNIQUÉ
Paris, le 22 mai 2006

Conférence de presse le 22 mai 2006
Lancement de la campagne « Votation citoyenne 2006 »

  Le collectif national «Votation citoyenne » a organisé lundi 22 mai une conférence de presse au siège de la LDH. Etaient présents de nombreux représentants d’associations, partis politiques et syndicats :

Ligue des droits de l’Homme, SGEN-CFDT, Demain le monde...les migrations pour vivre ensemble, IDD, Fédération IFAFE, Réseau Féministe Ruptures, Parti socialiste, UTIT, UNSA, ASECA, MRAP, Lettre de la Citoyenneté, Accueil Goutte d’Or, PCF, Cedetim/IPAM, Acer, UNEF, Les Alternatifs, SNPM, ATMF, Mouvement des jeunes socialistes.

Plusieurs municipalités étaient également représentées :
Khadidja Bourcart (adjointe au maire de Paris), la ville de la Courneuve, la ville de Saint-Denis.

 Tous ont réaffirmé leur souhait de voir aboutir la revendication du collectif et leur volonté d’agir ensemble pour coordonner les initiatives des organisations et des élus locaux afin d’obtenir le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections

LES TEMPS CHANGENT
 Bien après l’opinion publique, les politiques semblent prendre conscience d’un nécessaire changement : le droit de vote et d’éligibilité doit être reconnu aux résidents étrangers.
A gauche, depuis une vingtaine d’années les choses sont acquises, en parole, même si cela ne s’est pas traduit dans les faits. Après quelques francs tireurs, la droite semble de plus en plus partagée. Même le ministre de la Justice a fait le constat que "d'année en année, de décennie en décennie, les Français acceptent une évolution de la citoyenneté". Désormais, on peut trouver des partisans de cette réforme sur tous les bancs de l’arc parlementaire.

Mais quel gouvernement prendra la décision de déposer un projet de loi constitutionnelle et de le mener à son terme ?
Le traité de Maastricht, en 1992, a permis aux résidents étrangers de l’Union européenne de voter aux élections municipales et européennes. Malgré les réticences de certains, cette réforme est entrée dans les faits pour les élections européennes en 1994 et, enfin, en 2001, pour les municipales. Ceci n’est probablement pas étranger à l’évolution des opinions qui supportent mal une discrimination fondée sur la nationalité.

Les sondages de la Lettre de la citoyenneté témoignent de cette évolution de l’opinion publique. De même que la participation de la population aux opérations « votation citoyenne » deux fois plus importante en 2005 qu’en 2002.
Il est temps que tous les étrangers quelle que soit leur nationalité soient placés sur un pied d’égalité et que tous puissent participer aux élections.

Reste à savoir quand et comment ?
A gauche, les déclarations n’ont pas manqué depuis 1981. Récemment, passant outre aux interdictions, le maire de Saint Denis (93) et, à sa suite, plusieurs maires ont décidé d’aller plus loin et d’organiser des référendums, des consultations auprès de la population de leur commune. La multiplication de telles opérations ne peut que faire avancer les choses et convaincre les politiques réticents que la population répond favorablement, non seulement dans les sondages mais aussi par référendum, à cette nécessaire avancée vers un suffrage réellement universel. En effet, encore récemment, au Sénat, la droite s’est opposée à ce que la question soit débattue.

En Europe, 16 des 24 pays de l’Union ont une législation plus démocratique que la France. Il est certain maintenant que cette réforme ne sera pas éludée éternellement. Quel gouvernement prendra l’initiative ?  Pour quelles élections ? municipales ? locales (municipales, cantonales, régionales) ? européennes ?

Peut-on espérer qu’à l’image des pays nordiques mais avec 30 ans de retard, droite et gauche s’uniront sur la question sans que le Sénat se complaise dans son rôle caricatural d’obstacle à toute avancée ? Ou faudra-t-il comme le suggèrent certains, à gauche, passer outre à l’éternel obstacle sénatorial et organiser un référendum national pour enfin tenir cette vieille promesse ?


Il n’est que temps !

En engageant sa 3ème opération « votation citoyenne » au mois d’octobre 2006, le collectif veut questionner tous les candidats à toutes les élections (locales, législatives, présidentielle et européennes) et demander à chacun des engagements précis : quand, comment, pour quelles élections ?

Français et résidents étrangers attendent avec impatience cette réforme.
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